L’aligot mérite bien un article dans nos actualités… car l’aligot est toujours d’actualité. Toujours présent dans les assiettes locales, il fait partie de l’identité de l’Aubrac.

L’aligot, un peu d’histoire

L’aligot est né à Aubrac. Pas juste sur le plateau de l’Aubrac mais à Aubrac, dans le village même. Au 12e siècle, lorsque les moines de la domerie d’Aubrac, un ancien monastère, servaient aux pèlerins un mélange de fromage et de mie de pain.

Après la révolution, les buronniers s’approprient la recette mais, suite à une mauvaise récolte de blé, remplacent le pain par une purée de pommes de terre. Plat du pauvre initialement, l’aligot devient progressivement un plat de fête.

 

L’aligot, la légende

Vous le savez, l’Aubrac est à cheval sur 3 départements : Aveyron, Cantal et Lozère. Une légende raconte que les évêques des 3 diocèses se sont retrouvés et ont chacun apporté un ingrédient qui aurait constitué l’aligot. L’évêque de Rodez aurait apporté la tome. Celui de Saint-Flour, le pain. Et celui de la Mende, la crème.

 

L’aligot, un plat chic ?

L’aligot est d’ici. De l’Aubrac. Et on le consomme encore ici. Dans les familles, dans les restaurants, dans les burons. Dans les menus du quotidien mais surtout les jours de fête, de grand rassemblement. C’est un plat du terroir par excellence. Peut-être un AOC, un jour.

On le trouve désormais aussi bien dans les rayons des supermarchés, en barquette voire en surgelé, que chez les grands chefs. La maison Bras a créé l’aligot de l’Aubrac à la truffe noire commercialisé par la coopérative Jeune Montagne, particulièrement adopté pour les fêtes de fin d’année. Alain Ducasse, Yannick Alléno et Cyril Lignac l’ont mis à l’honneur.

Même Télérama lui a consacré un article « Où manger un bon aligot à Paris ? »

De quoi vous mettre en appétit, non ? Alors rendez-vous bientôt pour un 2e post sur l’aligot… ou pour le déguster lors de votre séjour en Aubrac.